Plan d’action IA à 30 jours pour une collectivité
Une séquence en quatre semaines pour choisir un cas, classer les données, tester en mode brouillon et décider sur des preuves locales.
Un plan d’action utile ne commence pas par l’achat d’un outil. Il commence par une tâche précise, un responsable, une donnée classée et une manière de vérifier le résultat.
Semaine 1 — Choisir un problème observable
Réunir le service métier, la direction, le DPO et la DSI ou le RSSI selon le contexte.
Choisir une tâche qui répond à ces critères :
- volume ou délai connu ;
- résultat facile à relire ;
- données publiques, fictives ou correctement encadrées ;
- absence de décision individuelle automatisée ;
- possibilité de revenir au processus initial.
Décrire la ligne de base : nombre de cas, temps unitaire, reprises, erreurs et délai actuel.
Semaine 2 — Classer et cadrer
Pour chaque document ou champ, préciser s’il est public, interne non nominatif, personnel ou sensible. Retirer ce qui n’est pas nécessaire.
Documenter ensuite :
- l’outil autorisé et son hébergement ;
- les accès et les journaux disponibles ;
- la durée de conservation ;
- les sous-traitants ;
- le responsable de la validation ;
- les situations qui imposent l’arrêt et le retour vers un humain.
Semaine 3 — Tester en mode brouillon
Travailler sur un petit échantillon représentatif. Conserver la même entrée pour comparer le processus habituel et le processus assisté.
Pour chaque sortie, vérifier :
- faits, dates, calculs et sources ;
- éléments inventés ou omis ;
- ton, clarté et accessibilité ;
- temps de génération, puis temps réel de relecture ;
- décision de conserver, corriger ou rejeter la sortie.
Aucune publication automatique n’est nécessaire pour prouver l’intérêt d’un premier test.
Semaine 4 — Décider sur les résultats
Comparer les résultats à la ligne de base. Trois décisions sont possibles :
- arrêt si la qualité, la sécurité ou le coût ne conviennent pas ;
- ajustement si le cas est utile mais le corpus, le prompt ou le contrôle sont insuffisants ;
- extension limitée si les résultats sont stables et que les fonctions compétentes valident le cadre.
Le bilan doit distinguer le temps de premier jet du temps net après contrôle. Il doit aussi signaler les incidents et les limites, même si le pilote semble prometteur.
Le livrable minimal à J+30
Une page suffit : tâche testée, données utilisées, outil, responsable, indicateurs avant/après, erreurs constatées, décision et date de prochaine revue.
Ce format rend le pilote explicable et réversible. Il évite de transformer une démonstration réussie en déploiement général sans gouvernance.
Source principale : consulter la publication officielle.